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Few Tears Of Snow

Few Tears Of Snow
S T O R M O F F E E L I N G

Quand je meurs, jeune homme intacte aux courts cheveux brun, quand je tombe et perds la vie, j'éblouis. Un tableau sublime. L'aspiration de ma vie qui ne fait que commencer. Une cruauté absolue, inouïe, regardez. J'offre mes bras et depuis l'adolescence, étreins la mort en prétendant aimer la vie.

Je suis l'incarnation de mon contraire. Seuls mes ennemis m'attirent.

L'amour éternel n'est réalité qu'au fond des esprits dérangés. Puisqu'elle est folle et puisqu'elle est morte, alors elle connaîtra la passion perpétuelle. Son horizon sans fin lui permet de multiplier les promesses ; de mordre dans ses baisers. Et moi son double aux poupées, tout aussi née de la terre, tout aussi mystifiée, je ne sais pas aimer.

Il ne faut pas heurter ce qui me reste de sentiments.





Il est tard et je serre les pans de ma veste dans le couloir désert. A travers les carreaux, la Lune effilochée est plus froide que le creux retentissant de l'hôpital. Je viens me perdre ici. Je cherche la douleur dans cet univers étranger, les casiers en fer et les dossiers maculés de café, le flottement de l'éther et du coton, les draps qui recouvrent les morts et les blessés. Moi qui ne suis jamais malade, mais toujours enfiévrée, je cherche le remède insensée. Quête vouée à l'échec, je le sais. J'entends encore l'écho des téléphones, le chuintement des gants. Et l'onde de mes pas sur le linoléum. Je ne suis qu'une ombre. Tout autour le vide. Pas d'issue possible.



# Posté le jeudi 11 décembre 2008 16:18

Modifié le samedi 13 décembre 2008 17:13

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