Des sculptures infernales aux regards angéliques
Et sa bouche, famélique,
En entrant,
Ce lieu sacré empoussière sa gorge,
Ainsi que la beauté que les vitraux dégorgent
Elle attend,
Balance son visage clos
Pose ses doigts, à peine, sur l'eau
Et l'eau la mord et la consume
Elle fume
L'eau claire aux reflets de pierre
Est acide comme une vipère
Drusilla serpente hors des bénitiers
Entre les piliers
Rejoint la nef flamboyante
L'onde de sa robe fait chuter les missels
Comme elle est belle
Entourée de croix menaçantes
Elle dénude ses crocs près de l'autel
Siffle
Sa main, contre, crépite
Grésille
La pousse au chant
Elle la retire vivement
La lèche sauvagement
Il coule du sang
La lueur crépusculaire inonde ses cheveux
D'une liqueur ambrée emplit ses yeux
Comme deux tombes d'enfants
Elle s'agenouille près de l'ostensoir
Qui n'envoie aucun rayon
Ce soleil est en plomb
Nauséeuse, elle se laisse choir
Pourquoi
Pourquoi la beauté
Est toujours froide, isolée
Et mortelle
Est-ce une bénédiction d'être belle...
